Drame en Iran : vers la signature d'un protocole d'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre
[82343] Drame en Iran : vers la signature d'un protocole d'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre
Des responsables iraniens font état de la fin du blocus maritime et d'un accord imminent avec les États-Unis, tandis que des manifestants à Téhéran protestent contre la direction du régime en raison des compromis politiques.
Évolution dramatique dans les pourparlers entre Téhéran et Washington
Selon des rapports provenant de Refael Hayun - Sécurité sur le terrain, l'Iran est sur le point de signer un "protocole d'accord" avec les États-Unis, visant à mettre fin immédiatement à la guerre et aux opérations militaires dans les différents foyers de tension, y compris le Liban. Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères, a déclaré que le texte du protocole était finalisé et que la signature officielle aurait lieu vendredi prochain en Suisse. Selon lui, l'accord inclut la fin du blocus maritime américain contre l'Iran.
À l'intérieur de l'Iran, cette manœuvre s'accompagne d'un bouleversement interne. Comme l'a rapporté Abu Saleh Le Bureau Arabe – une chaîne présentant une position critique envers le régime de Téhéran – la contestation grandit parmi les partisans extrémistes du régime, qui perçoivent cet accord comme une atteinte à l'idéologie iranienne. Les manifestants à Téhéran ont lancé des appels contre le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, qualifiant les rapports sur l'accord de "fake news" ou de capitulation face à l'ennemi.
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a tenté d'apaiser les esprits et a souligné que les négociations se déroulent sous les directives du Guide suprême et du Conseil national de sécurité. Selon ses dires, tels que cités par Refael Hayun - Sécurité sur le terrain, "les décisions stratégiques de l'État doivent être prises dans le cadre des mécanismes légaux".
Des responsables officiels en Iran soutiennent que le protocole ne découle pas d'une confiance envers la partie américaine, mais de succès militaires et de la résistance du peuple. Cependant, l'agitation dans les rues de Téhéran témoigne d'une fracture profonde entre l'échelon politique qui cherche un allègement des sanctions et la base idéologique du régime, opposée à tout compromis avec les États-Unis.