[80424] Tempête autour de la loi fondamentale sur l'étude de la Torah : les partis ultra-orthodoxes exigent une législation accélérée
[80424] Tempête autour de la loi fondamentale sur l'étude de la Torah : les partis ultra-orthodoxes exigent une législation accélérée
Les partis ultra-orthodoxes exigent de faire avancer d'urgence la Loi fondamentale : étude de la Torah avant la dissolution de la Knesset, tandis que les analystes politiques expriment des doutes quant à la crédibilité de cette démarche.
La pression ultra-orthodoxe pour faire avancer la 'Loi fondamentale : étude de la Torah'
Durant les derniers jours précédant la dissolution de la Knesset, la demande des partis ultra-orthodoxes - Yahadout HaTorah et Shas - de soumettre la 'Loi fondamentale : étude de la Torah' à une approbation finale a refait surface. Selon Degel HaTorah, le parti exige de la coalition qu'elle fasse avancer la loi dès que possible et qu'elle la soumette à un vote en deuxième et troisième lecture, partant du principe que l'étude est une valeur fondamentale et importante "pour la survie du peuple juif et de l'État d'Israël", comme indiqué dans le rapport de Daphna Liel.
Dans l'arène politique, il a été noté que l'objectif de la loi, selon le point de vue des partis ultra-orthodoxes, est d'accorder à l'étude de la Torah un statut constitutionnel qui prévaudrait sur la valeur de l'égalité et du service dans l'armée de défense d'Israël (Tsahal), empêchant ainsi la Cour suprême d'avoir la capacité d'imposer un recrutement égalitaire. Le président du Shas, Aryeh Deri, a souligné dans les mises à jour politiques qu'il s'agit d'une "valeur suprême" qui doit être ancrée dans une loi fondamentale, surtout en ces temps.
Cependant, tous les analystes ne voient pas d'un bon œil le timing de cette manœuvre. Dans Hadashot Bazman, l'analyste Yishai Cohen a soulevé des interrogations quant au sérieux de la demande, car selon lui, les partis ultra-orthodoxes eux-mêmes ont par le passé soutenu le gel de cette loi pendant des années. Cohen a douté de la sincérité de la démarche, qui intervient "deux jours et demi avant la dissolution de la Knesset", et a affirmé qu'il s'agit d'une manœuvre politique qui ne reflète pas une véritable exigence de changement, mais plutôt une tentative d'afficher une action concrète devant leur électorat.