[108809] Le Liban et la Syrie discutent de l'accord-cadre avec Israël sur fond d'opposition du Hezbollah
Tensions à Beyrouth : le ministre syrien des Affaires étrangères en visite au Liban
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assad al-Shaibani, est arrivé pour une visite à Beyrouth et a rencontré les hauts dirigeants libanais, notamment le président Joseph Aoun et le Premier ministre Najib Mikati (Note du traducteur : Le texte original cite « Nawaf Salam »). Selon Kan 11 | Desk arabe-palestinien, sa visite portait sur des propositions visant à mettre en œuvre les décisions de l'État libanais pour désarmer le Hezbollah et limiter la responsabilité sécuritaire à l'État seul. Lors d'une conférence de presse conjointe, al-Shaibani a souligné que la Syrie s'oppose aux attaques israéliennes contre le Liban, mais a refusé de s'étendre sur une intervention directe dans le démantèlement de l'organisation terroriste, précisant qu'il s'agissait d'une « affaire interne libanaise ».
Parallèlement, Abu Ali Express rapporte que le gouvernement libanais tente de se distancier de la proposition du président Trump, qui a appelé la Syrie à aider à désarmer le Hezbollah. Le président syrien, Ahmad al-Sharaa, a clarifié que les propos de Trump ont été mal interprétés et que la Syrie n'a aucune intention d'entrer au Liban à cette fin.
Opposition interne et désaccords sur « l'accord-cadre »
La direction libanaise affiche un front divisé. Alors que le président Joseph Aoun souligne, selon Kan 11, que le Liban a pris la décision indépendante de négocier avec Israël et critique le Hezbollah pour ses tentatives de déformer l'accord, le président du Parlement Nabih Berri présente une position contraire. Selon l'unification des fronts, Berri, proche du Hezbollah, qualifie l'accord-cadre de « mauvais accord injuste » et soutient qu'il pourrait conduire à une « guerre civile ». Berri affirme qu'Israël tente d'entraîner l'armée libanaise dans une confrontation interne avec le Hezbollah, un scénario qui, selon lui, « n'arrivera pas ».
Le président libanais Joseph Aoun a souligné le prix lourd payé par son pays, notant que « plus de quatre mille morts dans la guerre avec Israël » obligent l'État à trouver une voie diplomatique pour mettre fin au conflit. Selon ses propos, tels que publiés sur Kan 11, le public libanais ne souhaite pas la poursuite de la situation actuelle. Cependant, Le poste de commandement stratégique avertit dans un billet analytique qu'une sensibilité excessive aux prisonniers et une faiblesse dans la gestion des conflits pourraient inviter à davantage d'agressions de la part de l'ennemi, tout en critiquant l'approche israélienne moderne sur la question des otages.