Tensions autour des négociations israélo-libanaises : le Hezbollah menace et s'oppose aux accords
[96881] Tensions autour des négociations israélo-libanaises : le Hezbollah menace et s'oppose aux accords
Le cinquième cycle de pourparlers entre Israël et le Liban s'est ouvert à Washington sous le signe d'une vive opposition du Hezbollah et de craintes au Liban quant à des décisions prises par-dessus leur tête.
Tensions autour des négociations israélo-libanaises : le Hezbollah menace et s'oppose aux accords
Le cinquième cycle de négociations directes entre Israël et le Liban s'est ouvert ce matin à Washington, accompagné d'une forte opposition politique interne au Liban. Kan 11 | Desk Arabe Palestinien rapporte que le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a annoncé l'opposition des partis chiites, le Hezbollah et Amal, aux « zones de test » telles que proposées dans la déclaration de Washington, par crainte qu'elles ne mènent à une confrontation directe entre l'armée libanaise et l'organisation terroriste.
Parallèlement, Abu Ali Express cite Mahmoud Qamati, vice-président du Conseil politique du Hezbollah, qui précise que l'organisation est en « état d'alerte maximale » et qu'elle n'acceptera aucun arrangement permettant le maintien des forces de Tsahal sur le sol libanais. Des responsables du Hezbollah sont même allés jusqu'à qualifier la tenue même des négociations à Washington de « négociations de l'humiliation », selon un rapport de Kan 11.
Sur la scène internationale, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a souligné que les États-Unis mènent les négociations face au gouvernement libanais souverain, tout en abordant la question iranienne en tant que financeur du Hezbollah, une position largement couverte par Asrar Lubnan | Secrets du Liban. En revanche, le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raji, a exprimé sa crainte de voir son pays devenir une monnaie d'échange entre les puissances, notant que le Liban cherche à préserver l'indépendance de son canal de négociation vis-à-vis du parcours américano-iranien.
Des critiques acerbes ont également été formulées par Nadim Gemayel, député libanais du parti chrétien, qui s'est interrogé sur la légitimité de l'Iran à parler au nom du Liban. Selon ses propos, tels que publiés par Hadshot Iran, « l'unité du Liban n'est pas garantie par Téhéran », mettant en garde contre une situation où le sort du pays serait tranché à des tables où ne siègent pas de représentants libanais.