[96441] Tempête politique et sécuritaire : allégations de restrictions imposées à Tsahal au Liban et échanges d'accusations dans le système
Tensions sécuritaires et politiques autour des combats au Liban
Une tempête politique a éclaté suite aux propos de l'ancien Premier ministre et président du parti 'Beyad', Naftali Bennett, qui a affirmé que les déclarations de Netanyahou et d'Israël Katz concernant la liberté d'action de Tsahal au Liban ne sont pas vraies. Bennett, qui affiche une ligne critique sévère à l'égard du gouvernement, a soutenu que « les mains de nos fils au Liban sont liées » et que les soldats ne sont pas autorisés à tirer sur les terroristes du Hezbollah qu'ils identifient en train de s'implanter sur le terrain. Selon lui, tel que rapporté par divers canaux dont Daphna Liel et Ziv Rubinstein, l'activité aérienne a été interrompue et la lourdeur dans la prise de décision met en danger la vie des combattants.
En réponse, les bureaux du Premier ministre, du ministre de la Défense et du chef d'état-major ont publié un communiqué commun clarifiant que Tsahal continuera d'agir avec détermination pour contrecarrer les menaces et maintenir la zone de sécurité. Parallèlement, des frappes ciblées de Tsahal contre des cellules terroristes dans la région de la crête de Jabal Safi (Ali al-Tahar) ont été signalées, ce qui visait à illustrer la poursuite des opérations sur le terrain.
Sur le plan diplomatique, Hadashot Mehashetah sur Telegram rapporte que les négociations pour un règlement au Liban rencontrent des difficultés, le président du Parlement libanais, Nabih Berri, s'opposant aux exigences israéliennes dans le cadre de la déclaration de Washington. À l'opposé, une source américaine a déclaré que les pourparlers visaient à mettre fin au cycle de violence, tandis que l'Iran menace, par le biais de ses porte-parole, de réagir à toute violation du mémorandum d'entente de la part d'Israël.
Sur la scène politique interne, la situation n'est pas calme. Hadashot Bazman sur Telegram rapporte que les dirigeants du Shas et de Yahadout Hatorah menacent de boycotter la réunion des chefs de la coalition au motif qu'ils n'en font pas partie. Parallèlement, Israël Ganz, chef du conseil de Binyamin, a vivement attaqué Bennett, l'accusant de promouvoir une politique qui mènerait à un « État terroriste » au cœur du pays, des propos qui ont reçu un soutien critique de la part d'Amichai Chikli.