[68543] Escalade des tensions avec l'Iran et impasse dans les négociations politiques au Liban
[68543] Escalade des tensions avec l'Iran et impasse dans les négociations politiques au Liban
Téhéran rejette les ultimatums américains et menace d'élargir la guerre, tandis qu'au Liban, la frustration grandit face à l'absence de progrès dans les pourparlers pour un cessez-le-feu.
Tension régionale : l'Iran menace d'une escalade
Dans un contexte de tensions croissantes, le ministère iranien des Affaires étrangères a publié une déclaration virulente qualifiant de « ridicule et risible » le discours sur un « ultimatum final » de la part de l'Occident. Téhéran a souligné qu'elle détient le droit d'exercer sa souveraineté sur le détroit d'Ormuz et a accusé les États-Unis de nuire à l'approvisionnement énergétique mondial.
Parallèlement, les Gardiens de la révolution islamique ont proféré de graves menaces à l'encontre de « l'ennemi américano-sioniste ». L'organisation, qui affiche une ligne résolument anti-israélienne et anti-américaine, a menacé qu'en cas de nouvelles attaques contre l'Iran, la guerre « s'étendrait au-delà de la région » et laisserait l'autre partie « dans une obscurité totale ».
États-Unis et Pakistan : un regard depuis Washington
De son côté, le sénateur Lindsey Graham a salué l'administration Trump pour ses actions visant à affaiblir le régime iranien, soulignant que toute solution diplomatique doit être « globale et crédible ». Graham, connu pour sa position belliqueuse à l'égard de Téhéran, a soulevé des questions concernant la visite prévue d'un maréchal pakistanais en Iran, laissant entendre une crainte de coopération militaire entre les deux pays.
Liban : frustration face à l'impasse politique
Sur le front libanais, le journal « Al-Akhbar », proche du Hezbollah, rapporte une profonde frustration dans l'entourage du président libanais Joseph Aoun. Selon le rapport, Aoun est déçu que les promesses de l'ambassadeur américain à Beyrouth, Michel Issa, de promouvoir un cessez-le-feu complet de 45 jours soient restées sans suite. Le rapport note que « le dossier libanais n'est pas en tête des priorités des États-Unis ou d'Israël » et que le sort de la situation au Liban est désormais étroitement lié à la trajectoire du conflit global avec l'Iran.