[108339] Tensions au Liban autour de l'accord-cadre et de la poursuite des activités militaires israéliennes
[108339] Tensions au Liban autour de l'accord-cadre et de la poursuite des activités militaires israéliennes
Alors que Tsahal continue de faire exploser les infrastructures du Hezbollah dans le sud du Liban, la tension politique monte à Beyrouth concernant la mise en œuvre de l'accord-cadre signé avec Israël.
Les tensions au Liban et les conséquences de l'accord-cadre
Suite à la signature de l'accord-cadre entre Israël et le Liban vendredi dernier, le terrain au Liban continue de bouillir. Selon les rapports d'Abu Ali Express, une chaîne identifiée avec des positions sécuritaires fermes, Tsahal mène une série d'explosions contrôlées des infrastructures du Hezbollah dans les villages du sud du Liban, notamment Beit Yahoun, Zoutar, Hadatha et At-Tiri. La chaîne note que depuis la signature de l'accord, cette activité est devenue "une partie de la routine quotidienne".
Lors de la cérémonie commémorant le 20e anniversaire de la deuxième guerre du Liban, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a précisé qu'Israël ferait tout pour parvenir à la paix, mais qu'il resterait dans la "zone de protection" aussi longtemps que nécessaire pour assurer la sécurité des habitants du nord, rejetant les exigences de l'Iran concernant un retrait (YINONEWS). Le ministre de la Défense Katz a ajouté que si nécessaire, Israël n'hésiterait pas à attaquer l'Iran une troisième fois.
En revanche, au sein du système politique libanais, une scission profonde est perceptible. Kan 11 | Desk arabe-palestinien rapporte que le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raji, considère la négociation comme le seul moyen d'obtenir la souveraineté. À l'opposé, des parlementaires du Hezbollah, dont Hussein al-Hajj Hassan, ont vivement attaqué le gouvernement libanais, qualifiant l'accord d'"accord de capitulation et d'injustice", et soulignant que l'organisation "ne désarmera pas".
Les efforts de mise en œuvre de l'accord bénéficient d'un accompagnement américain étroit. Selon des sources citées par Kan 11, la visite à Beyrouth du commandant du Commandement central des États-Unis, l'amiral Brad Cooper, visait à favoriser la coordination sécuritaire et à mettre en œuvre les zones pilotes. Alors que le gouvernement libanais tente de promouvoir la stabilité, des éléments du Hezbollah menacent que l'accord est "né brûlé et mort" et mettent en garde contre une détérioration vers un conflit interne au Liban.